S’il y a bien une chose que j’ai apprise en suivant des amoureux aux quatre coins du pays, c’est qu’un appareil photo peut être deux choses : une barrière froide ou un pont.
Si je reste « la prestataire » en retrait, celle qui se contente de cocher une liste de cases (mairie : check, alliances : check), vous allez me donner ce que j’appelle vos « sourires de passeport ». Ceux qu’on fait quand on est poli, mais qu’on a juste hâte que la séance s’arrête. Et honnêtement ? Ça ne m’intéresse pas. Ce que je veux, c’est capturer ce qui se passe quand vous lâchez prise. Et pour ça, il n’y a pas de secret : il faut qu’on soit potes.
C’est la première chose que vous me dites. À chaque fois. La plupart des gens redoutent le moment du shooting. La vérité, c’est que personne n’est mal à l’aise avec un ami. On est mal à l’aise face au jugement d’un objectif froid.
C’est pour ça que mon processus commence souvent par un verre ou une gaufre. Si on peut débriefer votre playlist, râler sur le plan de table ou hurler du Céline Dion ensemble, la barrière tombe. Le jour J, quand je débarque pendant vos préparatifs, je ne suis pas « la photographe qui arrive », je suis l’amie qui vient vous soutenir. Mon but, c’est que vous oubliiez l’appareil pour ne voir que Tamara. Et c’est là, dans ce climat de confiance, que je capture votre vrai visage. Celui qui ne se pose pas.
Un mariage, c’est un marathon d’émotions. Bien sûr, je prendrai la photo du baiser devant l’autel. Mais ce qui me fait vibrer, ce qui me donne des frissons derrière mon boîtier, ce sont les « moments d’entre-deux ».
C’est cette main qui tremble un peu en ajustant une cravate. C’est le regard de votre meilleure amie qui réalise que ça y est, vous y êtes. C’est le fou rire incontrôlable quand un détail déraille. Pour attraper cette intimité, je dois être dans votre cercle. Je suis la confidente qui connaît les surprises à l’avance et qui stresse (avec le sourire) autant que vous. Je ne cherche pas la perfection, je cherche ce qui fait que vous êtes vous.
Un photographe, c’est la personne que vous allez le plus voir de toute votre journée. Plus que vos parents, plus que vos témoins. Si le courant ne passe pas à 200 %, la journée va être longue pour tout le monde.
Mon rôle, c’est d’être votre alliée. J’ai condensé toute mon expérience dans mes e-books pour que vous ne soyez jamais perdus face à l’inconnu. Besoin d’un conseil sur le timing ? D’une épingle à nourrice ? D’un moment de calme pour respirer loin de la foule ? Je suis là. Je ne suis pas juste là pour « cliquer », je suis là pour que vous viviez votre moment à fond, en sachant que quelqu’un veille sur vos souvenirs.
Je sais ce que c’est : l’adrénaline redescend, vous êtes sur votre petit nuage et vous voulez tout revivre tout de suite. Je déteste l’idée de vous laisser attendre des mois. Mon truc à moi, c’est la rapidité. Dix jours après, votre récit en images est prêt. C’est ma façon de vous dire : « Regardez comme c’était beau, regardez comme vous étiez vrais ».
On ne photographie bien que ce qu’on aime, et j’ai besoin de m’investir émotionnellement pour vous rendre des images qui vous touchent en plein cœur.