Il y a des choses qu’on attend d’un photographe de mariage. Rester discret. Se fondre dans le décor. S’excuser d’exister, presque.
Moi, non.
Je fais partie de la fête. Je pleure pendant les discours. Je danse avec tes invités. Et non, je ne vais pas m’en excuser. Voici pourquoi.
Le devis, ça vient après. Avant tout, il faut qu’on se plaise. Un mariage, c’est intime, c’est une journée entière passée ensemble, alors autant vérifier qu’on a envie de se voir avant de parler chiffres. Un café, une gaufre, et on voit si le courant passe.
Un photographe qui bosse le ventre vide, ça fait de mauvaises photos. C’est aussi simple que ça. Je ne suis pas une presta qu’on planque dans un coin avec un sandwich froid pendant que tout le monde festoie.
Si la piste m’appelle, j’y vais. Et les photos n’en seront que meilleures : rien ne capte mieux une ambiance que quelqu’un qui la vit vraiment de l’intérieur.
Ce n’est pas mon rôle. C’est celui des témoins. Moi, je suis là pour capturer, pas pour faire la police.
Le sable, l’eau, la texture d’une robe qui vit enfin sa deuxième vie hors de la housse : c’est souvent là que naissent les plus belles images.
« C’est juste une presta » ? Non. Je fais partie de la fête, alors je m’habille comme telle.
Je célèbre avec vous, pas à côté de vous. Et puis, soyons honnêtes : j’ai besoin d’énergie pour tenir toute la journée.
Vous, le jour J, vous avez le droit de ne penser à rien. C’est tout ce que je vous souhaite.
Les papis et les mamies sur la piste, ce sont toujours les meilleures photos. Toujours. Je porte une attention particulière aux grands-parents, ils n’ont pas toujours le réflexe de se lancer, alors je les invite.
Promis, les marié.e.s éblouissent plus que mon flash.
La pluie, les parapluies colorés, les éclats de rire sous l’averse : certaines de mes photos préférées sont nées un jour de mauvais temps.
Il fait 40°C, je cours partout, on s’en fout : je ne suis pas sur les photos.
Je ne suis pas une presta. Je suis la BFF des marié.e.s, celle qui vit votre mariage avec vous et qui, accessoirement, fait des photos.
Bientôt 100 mariages photographiés, et à chaque fois la même conviction : plus je suis proche de vous, meilleures sont les images. Alors non, je ne vais pas m’excuser d’être exactement comme ça.