2025 a été une année intense.
Pas “un peu chargée”.
Pas “sportive”.
Intense.
Une de ces années où tu avances la tête dans le guidon, portée par l’élan, les opportunités, l’envie de bien faire… et où tu te rends compte un peu tard que tu ne t’es presque jamais arrêtée.
En 2025, j’ai fait 23 mariages.
Sur le papier, c’est une réussite.
Et dans la réalité aussi, évidemment.
23 couples, 23 histoires, 23 journées pleines d’émotions, de rires, de fatigue, de moments suspendus.
Mais soyons honnêtes :
23, c’était trop pour moi.
Pas parce que je n’en étais pas capable.
Pas parce que je n’aimais plus mon métier.
Mais parce que ce rythme-là m’a laissé très peu de place pour le reste.
J’ai énormément travaillé.
J’ai donné beaucoup.
Et je me suis accordé très peu de temps pour moi.
Jusqu’au moment où ça a craqué.
Rien de spectaculaire.
Pas un burn-out “instagrammable”.
Juste un besoin évident, vital, non négociable : m’arrêter.
J’ai pris plus d’un mois de vacances.
Parce que j’en avais profondément besoin.
Parce que continuer aurait été une mauvaise idée.
Et ce mois-là, aussi paradoxal que ça puisse paraître, m’a fait beaucoup de bien.
Ce serait injuste de réduire 2025 à sa fatigue.
Parce que 2025, c’est aussi :
23 mariages photographiés
10 000 abonnés atteints (en partant de beaucoup moins)
Des collaborations avec des marques
Le lancement des coachings
Un vrai cap franchi, professionnellement et personnellement
Cette année m’a prouvé une chose essentielle :
👉 je suis capable de beaucoup
Mais elle m’en a appris une autre, encore plus importante :
👉 je n’ai plus envie de fonctionner comme ça
Tout ce que 2025 m’a apporté m’a naturellement menée à réfléchir autrement à la suite.
Pas en mode “faire plus”.
Pas en mode “aller encore plus vite”.
Mais en mode choisir.
En 2026, ce sera :
15 mariages maximum
Un choix assumé. Pas un recul.
2 jours off par semaine
(ou au moins 1 en grosse période)
De vrais jours off. Sans mails. Sans “juste un petit truc”.
Plus de coworking et de travail en café
Parce que rester enfermée dans mon bureau ne nourrit plus ma créativité.
J’ai besoin de voir du monde, de changer d’air, de déc
Moins de mariages, oui.
Mais pas moins de photo.
En 2026, je veux faire plus de :
séances famille
séances grossesse
portraits
projets plus libres
Des formats différents, plus répartis dans l’année, plus respirables.
J’ai commencé les coachings.
J’en ai fait quelques-uns.
Trop peu à mon goût.
En 2026, j’ai envie d’en faire davantage.
D’accompagner plus de photographes.
Avec du temps, de l’écoute, du vrai suivi.
Et surtout : me former moi-même.
Workshops, coaching, mentorat.
Parce qu’on n’arrête jamais d’apprendre.
Et parce que transmettre n’empêche pas de continuer à évoluer.
Instagram fera toujours partie de mon travail.
Mais plus comme en 2025.
Plus 1 post par jour
Plutôt 1 post sur deux
Plus de Reels face cam
Plus de moi, de ma voix, de mon vécu
Moins de course, plus de présence
En 2026, j’ai aussi envie de :
dessiner davantage
tester d’autres supports
(linogravure, encre de Chine, expérimentations)
créer sans penser immédiatement à la rentabilité
Et commencer à réfléchir doucement à un projet d’exposition ou de livre pour 2027.
Sans pression.
Mais avec une vraie intention.
Faire le tri, aussi.
Dans mes vêtements.
Dans mon matériel.
Dans mes livres.
Vendre, donner, alléger.
(J’ai déjà commencé, et ça fait un bien fou.)
Parce que faire de la place autour de soi,
c’est souvent aussi faire de la place dans sa tête.
2026 sera une année :
plus lente
plus choisie
plus créative
Une année où je continue à travailler,
mais où je me reconnecte profondément
à ce que je fais
et à pourquoi je le fais.
Et honnêtement,
j’ai hâte